chrétiens

Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 14:56

Si vous ne connaissez pas le blog du curé, vous avez tort !
Rendez-vous y le plus souvent possible, vous en ressortirez toujours ragaillardi dans votre foi autant que dans votre amour des autres !
On y trouve en effet des perles, dont celle-ci qui se passe de commentaires, ou plutôt qui mériterait qu'on se mobilise contre les sondeurs et surtout ceux qui les commandent et les orientent.
M. H.



 

 

LES CATHOLIQUES FRANçAIS

VUS POUR "LE MONDE"

 


Le titre du Monde du 16 août n'y va pas de main-morte. Et allons-y dans les poncifs : le catholique moyen est "une femme de plus de cinquante ans, électrice de droite", dommage qu'on ne précise pas tant qu'à faire sa tenue vestimentaire et ses goûts culinaires, combien d'enfants elle a eus, et puis quoi encore, c'est pas la peine, de toute façon tout ça c'est bien connu et depuis longtemps : le catholicisme s'effondre, et puis c'est tout.

Moi, franchement, ça m'énerve. Ca m'énerve parce que personne, et surtout pas les catholiques, ne se pose de questions sur ces sondages, qui sont tellement dans l'air du temps. Eh bien, justement, déjà, c'est pour ça que je les trouve louches : c'est parce qu'ils ressemblent vraiment à ce que tout le monde pense. On commence par dire "l'Église se casse la gueule", et on se paye des enquêtes ensuite pour le prouver.

Bon, regardons les choses d'un peu plus près. 64% des Français se déclarent catholiques. Tiens, c'est drôle : en 2007, ils étaient 51%. Comment ça se fait ? Peut-être que 960 personnes ("échantillon national représentatif"), ça n'est pas si représentatif que ça... Mais alors, voyons. 4,5% des catholiques sont pratiquants. Ca donne, sur un échantillon de 960 : (960x64%)x4,5%=allez, on arrondit généreusement à 30 personnes. J'en ai dix fois plus à la messe le dimanche, l'IFOP dû venir à Saint-Pierre ça lui aurait coûté moins cher. On continue ? 39% des pratiquants se déclarent proches de l'UMP, ça veut dire que onze personnes ont dit voter pour l'UMP, d'où ce titre que je vous laisse savourer : "L'orientation à droite de l'électorat catholique se renforce".

Voilà, je m'arrête là, j'aurais pourtant bien envie de continuer. Il y en aurait à dire sur les méthodes utilisées (elles n'ont pas changé depuis le chanoine Boulard et les années cinquante), et sur l'absence sidérante de réflexion qui suit ces enquêtes larguées régulièrement dans les médias. Mais un billet ça doit être court. Pour les abonnés au Monde.fr, je vous laisse le plaisir de continuer la lecture.

Par Michel Huvet - Publié dans : chrétiens - Communauté : Paroles de chrétiens
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 11:31


C'est le titre de mon dernier livre, un récit des heures si douloureuses que je viens de vivre avec le décès de ma "sainte" épouse. En attendant une édition promise ... pour plus tard, le livre existe en autoédition et on peut se le procurer  sur Unibook à partir du lien suivant : http://www.unibook.com/unibook/site/bookdetail/?bookid=721.

Voici le début de la première des seize médiations qu'il contient.

"J’ai mal, si mal, que je titube en marchant. Je parle à voix haute, je ne l’ai plus, réponds-moi, ne me laisse pas comme ça. Je cherche son visage, ou sa présence, dans les nuages, des cumulus blancs au coeur noirâtre. Je flotte dans un monde que je ne reconnais plus. Je sens mon portable dans la petite poche de ma veste et je crois qu’il vibre, qu’elle m’appelle, elle l’a fait si souvent. Si, si, c’est elle.

Je m’appuie sur le mur, sous le regard un peu courroucé d’une passante. Des vagues de sanglots montent subitement jusqu’à mes yeux et se déversent entre deux quintes de toux dans un mouchoir en papier. Sur la place, à deux pas de l’entrée de l’immeuble où nous avons passé trente-trois ans, le banc est là, le banc de notre dernière sortie. Nous sommes là tous les deux, assis, silencieux, après l’effort qu’elle a fait d’oser tenter la descente. Là, assise et reprenant un peu de souffle, elle dut imaginer la difficile, insurmontable remontée qui l’attendait.

Il a l’air stupide, aujourd’hui, ce banc verdâtre, avec ses griffures de tags noirs, et je m’y cogne de rage. Les larmes m’inondent, je me mouche encore, le monde est flou, l’avenir est noir, le présent est vide. Sans elle. Parce que ce monde-là est méconnaissable, totalement méconnaissable. "

Par Michel Huvet - Publié dans : chrétiens - Communauté : Paroles de chrétiens
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 09:14
Une psychologue clinicienne dijonnaise m'envoie ce texte parabolique tout à fait dans la ligne du 15-Août.

LE SENS DU PROCHAIN



Dans le quartier Wilson, à Dijon, l’immeuble est cossu, ancien, calme. Y résident trois ou quatre familles dans la meilleure des ententes. Jusqu’au jour où l’on apprend que la voisine du dessus, célèbre comme chef d’une chorale reconnue, aurait une maladie, un cancer ou quelque chose d’approchant. Catherine a de plus en plus de mal à gravir les 79 marches de l’escalier qui la conduit chez elle. Après des mois de réflexion, ayant consulté installateurs et équipementiers, son mari fait part aux « chers » voisins de son projet de faire installer là un petit ascenseur, juste pratique pour les personnes âgées et les malades comme son épouse.

Étonnement à tous les étages. Un immeuble du XIX° siècle, et puis quoi encore ? Bien sûr, la pauvre Catherine, ah ! les temps sont durs, et elle a un courage exceptionnel, et elle fait montre d’une volonté et d’une dignité exemplaires. Le mari insiste, dit qu’il prendra tous les frais à sa charge, qu’il a toutes les recommandations médicales. Peine perdue, le « non » éclabousse jusqu’au jet d’eau très proche. Et Catherine lutte, ahane, persiste, prie. Le dossier arrive néanmoins officiellement sur la table du syndic. Catherine espère. Catherine est épuisée par trois ans de soins. Catherine serre les dents.

La veille de Pentecôte, l’Esprit était ailleurs. La copropriété réitère son refus, et cette fois c’est définitif. Catherine décide alors de fuir la monstrueuse indifférence qui l’entoure. Son mari engage de nouveaux frais, trouve une maisonnette sur la colline de Montmuzard et l’y installe. Aujourd’hui, tous ceux qui l’aiment espèrent en sa combativité habituelle car toute cette aventure a favorisé la prolifération tumorale.

Les copropriétaires du quartier Wilson, eux, continuent d’aller à la messe le dimanche. Leur immeuble est sauf.

Par Michel Huvet - Publié dans : chrétiens - Communauté : Paroles de chrétiens
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 18:59


La belle cérémonie d'ordination presbytérale de Jacques Wahart, dimanche dernier dans la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, a été aussi l'occasion pour l'archevêque, Mgr Roland Minnerath, de lancer l'année du sacerdoce.

Outre une homélie de haute volée centrée sur les trois sacerdoces (ceux du Christ, des ministres ordonnés et des baptisés), il a composé une prière qui a été lue à la fin de la cérémonie par les 1 000 fidèles présents et qui se termine par une supllique pour Que Marie, Ta bienheureuse Mère / Qui pria avec Tes apôtres au cénacle / Ouvre le coeur de nos jeunes / À Ton appel pressant / Au ministère sacerdotal.

Auparavant, une étole blanche portant le logo rouge du diocèse de Dijon, a été remise à chacun des 140 prêtres présents, en hommage à leur service continu, et quelle que soit leur ancienneté dans le sacerdoce : chacun, par dizaines d'année, a dû se lever avant de recevoir l'étole ... y compris l'archevêque qui se l'est vue remettre par le nouveau prêtre qu'il venait d'ordonner.

La cathédrale a connu encore deux grand moments : l'un de silence, quand de longues minutes ont été observées pour que chacun évoque intérieurement le visage d'un prêtre qui a compté dans sa vie, l'autre d'applaudissements émus quand s'avancèrent en aube blanche les six séminaristes que compte à l'heure actuelle le diocèse de Dijon.


Par Michel Huvet - Publié dans : chrétiens - Communauté : Paroles de chrétiens
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 18:07


Au coeur du vieux Dijon, face au célèbre palais ducal, à l'orée d'une rue piétonne, un magasin vient d'ouvrir qui offre ... une Église qui rend service ! Initiative originale née des orientations pastorales promulguées par Mgr Roland Minnerath en 2006, Cath'échos a été inauguré cette semaine et sera ouvert au public dès le 15 juin.

Oui, mais Cath'échos c'est quoi ? Un local pour découvrir tous les services que l'Église rend aux familles : vie du couple, à ses débuts et dans la durée, accueil d'un enfant, éducation humaine et chrétienne, loisirs, culture, difficultés du quotidien. Dans le local, derrière une vitrine qui met en avant les publications diverses de l'Église dans ces domaines, des personnes formées à l'accueil et à l'écoute.

En effet, pour celles et ceux qui attendent un échange et une première écoute de leurs difficultés et de leurs questions, une permanence sera ouverte dès la rentrée de septembre. Des rencontres et des débats y seront également organisés, des rencontres d'auteurs – la librairie La Procure est toute proche –, des débats de société en partenariat avec les intervenants locaux s'y dérouleront régulièrement.

Accueillir, orienter, informer : Cath'échos, rue Vauban à Dijon, est d'ores et déjà le signe visible et proche d'une "Église qui rend service".

Par Michel Huvet - Publié dans : chrétiens - Communauté : Paroles de chrétiens
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