Lundi 3 août 2009
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Départs en vacances, bouchons sur les routes... Je décide de faire étape à Saulieu : j'ai lu Lamartine et sait que c'est un pays de Cocagne où paissent des boeufs magnifiques. Et qu'une jeune femme
est ici un maire qui redonne l'élan à la ville de Pompon.
Le soir, j'aperçois de la lumière sur le parvis de la basilique Saint-Andoche. J'entre. J'écoute. Le choc. Une soprano à la voix céleste chante un motet de Lully !
Justus germinabit sicut,
et l'organiste impose un style qui nous transporte aussitôt à la cour de Louis XIV. Véronique Nosbaum a des sons filés qui transpercent le ciel, des aigus d'aurore boréale et un médium de velours.
Les larmes viennent à beaucoup des nombreux auditeurs, manifestement stupéfaits.
Subitement, les perruques sont remplacées par de lourdes étoffes. Second Empire. La musique est plus épaisse, mais tout aussi émouvante, d'abord parce que c'est Gounod et que l'abbé sait mieux que
quiconque dépeindre les espérances célestes, ensuite parce que Véronique Nosbaum et Laurent Beyhurst incarnent musicalement la perfection stylistique. Un
O Salutaris avec récit de hautbois
de Léfébure-Wely fait même entendre des trompettes de jugement dernier tandis que la voix tisse des arcs-en-ciels de prière.
On est debout, ovationnant les artistes, à l'issue d'une apothéose sublime : Gounod nous racontant comment
Le ciel a visité la terre...
Par Michel Huvet
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Publié dans : culture
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